Pourquoi l’école n’est pas gage de succès

Drei afrikanische Kinder beim Lernen

Le mythe de l’Ecole facteur de réussite.

Dans la plus part de nos pays africains, on parle toujours de pays en développement. La stratégie de développement a été pour la plus part basée sur l’Ecole (l’instruction formelle). Un jeune instruit (qui a été à l’école) est une exception sinon un chanceux dans son environnement immédiat. Cette exception est porteuse d’espoir. Car tous ces jeunes instruits, sont le fruit d’énormes efforts quand on connait le coût (financier et social) de l’école en Afrique.

Une nouvelle “race” de pauvres

L’école, plutôt que de favoriser de développement, a “fabriqué” plutôt une nouvelle race de pauvres dans nos sociétés. Voici la mentalité de ce nouveau type de pauvre.

«Je suis allé à l’école, j’ai fait le maximum d’efforts pour avoir mes diplômes donc j’ai fait la part d’effort que la société me demande. Maintenant c’est au tour de la société de me récompenser par un emploi»

C’est une mentalité de victime qui croit qu’elle a fait l’effort ultime en décrochant son diplôme. C’est une nouvelle race parce que, le pauvre que l’on a toujours connu était celui qui n’était pas allé à l’école, qui n’avait ni électricité, ni eau potable, mais une famille nombreuse avec laquelle il tente tant bien que mal de survivre.

Une population non instruite mais dynamique et porteuse d’espoir

Ces gens sans instruction formelle sont en réalité les plus entreprenants, les plus persévérants, refusant de survivre en faisant le choix de vivre. Cette frange si importante de nos économies que l’on appelle si péjorativement le secteur informel ou non formel est constituée de ces jeunes là; des jeunes que rien ne prédestine à la réussite, que la vie semble avoir défavorisés, pour qui tout semblait perdu d’avance…

Ce sont ces jeunes là que nous rencontrons dans les plus grands aéroports d’Afrique et d’Asie et même d’Amérique non pas comme des clandestins mais comme des hommes et femmes affaires qui sillonnent le monde à la recherche d’opportunités d’affaires. Certains ne savent ni lire, ni écrire dans aucune langue mais voyagent et font des affaires. Ils n’ont pas de master en Business mais sont de redoutables négociateurs, calculatrice en main.

En effet plus qu’une simple instruction nous avons besoin d’une jeunesse éduquée, consciente de sa place et surtout de ses obligations, obligations de prendre son destin en main. Que dire quand cette jeunesse dite instruite, saccage les biens publiques dans nos capitales (réclamant  légitimement des bourses ou autres avantages sociaux).

Imaginons un instant que le courage et la persévérance de ces jeunes du « secteur informel » s’allient à l’instruction et aux connaissances des nos jeunes diplômés, nous aurons alors de véritables entreprises, de véritables industries, de véritables secteurs privés organisés, structurés, capables de jouer leur rôle de  moteurs de développement dans nos pays.

La nécessité du leadership personnel

La définition communément acceptée du leader est celui qui est devant qui dirige les autres, mais comment diriger les autres si on ne connait pas le pourquoi de sa propre vie (vision), si on ne peut pas définir nos contributions majeures (missions), si on ne peut pas reconnaître en nous des principes (valeurs.)

Cela s’appelle le leadership personnel. Avant de conduire les autres, apprenons d’abord à conduire nos propres vies, cela n’est pas de l’égoïsme mais de la responsabilité. Car conduire les autres c’est répondre d’eux autrement dit être responsable d’eux. Comment donc être responsable des autres sans pouvoir être responsable de soi même ?

Le leadership personnel se définit ainsi:

La vision : c’est le but de notre vie, la réalisation ultime que nous poursuivons.

Les missions : ce sont nos contributions majeures, les activités qui nous permettront de réaliser le but de notre vie.

Les valeurs : ce sont les principes qui nous guident et qui constituent le socle inébranlable soutenant notre vision.

Il est aisé d’accuser les autres, d’accuser le passé, d’accuser les gouvernements et les gouvernants, d’accuser même Dieu. Mais si seulement chacun s’arrêtait un instant et examinait comment il peut agir à son niveau, comment il peut être responsable à son niveau, comment il peut apporter des solutions, à son niveau, alors chacun deviendrait un leader.

Un leader c’est un homme ou une femme responsable quelque soit la position qu’il ou elle occupe. Ce qui donne un sens à notre vie ce n’est pas la position occupée mais notre sens de la responsabilité. C’est pour cela que j’ai créé le blog Tousleaders c’est possible pour faire de chacun un leader de sa vie et un leader dans la Vie.

On accuse très souvent les autres et le fait que seul nous ne pouvons rien faire et pourtant…

« Certes, je ne suis qu’un. Mais je suis un. Je ne peux pas tout faire. Mais je peux faire quelque chose. Et le fait de ne pas pouvoir tout faire ne m’autorise pas à refuser de faire ce que je peux faire. » Edward Everett

Il est temps que nos peuples se réveillent, il est temps que les enfants, les femmes et les hommes se réveillent, il est grand temps que chacun comprenne que quelque soit sa position il est un grand Homme pour l’Afrique et que sa contribution peut faire la différence.

Nous devons changer notre perception, pour libérer nos talents et rayonner afin d’impacter notre environnement immédiat, notre pays, notre continent.

 

Apprenons-Pratiquons-impactons.

Ezecleader

Leader de ma Vie, Leader dans la vie.

N.B: Une façon simple d’impacter sa vie et celle des autres et de me laisser votre commentaire sur cet article…Prenons quelques minutes pour écrire un commentaire qui me fera du bien et du bien aux autres lecteurs. Merci.

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3 réflexions au sujet de « Pourquoi l’école n’est pas gage de succès »

  1. Alban

    Wow! J’ai parcouru cet article avec beaucoup d’enthousiasme et mon contentement grandissait au fur et à mesure que je lisais. C’est totalement vrai!! Nous attendons tout de la société, du gouvernement. On croit avoir fait notre part du contrat quand on décroche un diplôme. Pourtant, c’est là que nos connaissances devraient nous servir mais on veut hélas échanger son temps contre un salaire. Mais je tiens à souligner que cette façon de penser est purement francophone. Les pays africains anglophones n’ont pas cette mentalité. Tout le monde y est conscient que l’entrepreneuriat est la seule issue dans ce monde de challenge. Après avoir lu « L’homme le plus riche de Babylone » et « Père riche, père pauvre » on ne peut plus regarder les choses avec la même loupe. Merci pour cet article qui vient me conforter et me rassurer que je suis sur le droit chemin

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  2. Foli Messan

    Merci beaucoup cher ami Ezechiel pour cet article edifiant a plus d’un titre. D’une part, une reforme serieuse du systeme educatif dans les pays francophones d’Afrique tarde a venir…. D’autre part, la generation consciente (dont vous faites partie integrante) doit se lever pour inspirer, conscientiser, sensibiliser et mobiliser la majorite encore anesthesiee par le systeme. Merci….

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  3. Béa

    Comment changer ma perception et libérer mes talents? aides-moi à me réaliser. Je sens le besoin en moi mais je ne sais que faire.

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